Quand le mandat devient une identité

Pour beaucoup d’élus, le mandat cesse d’être un rôle pour devenir une identité. On ne dit plus « je suis maire » comme on dit « je suis menuisier » : on le dit comme on dit son nom.

Tant que dure le mandat, cela soutient. À la fin, par défaite, retrait ou lassitude, il ne reste parfois rien pour répondre à la question : qui suis-je quand on ne m’attend plus quelque part ?

La littérature managériale parle de transition, de reconversion, de projet. Elle laisse de côté ce qui s’est logé dans la fonction : un désir de reconnaissance, une dette envers quelqu’un, une peur de ne pas compter. Rien de cela ne disparaît avec l’écharpe.

Un travail analytique n’offre pas de plan. Il permet de savoir ce qu’on a demandé au mandat de réparer.

Voir : Psychanalyste pour élus et décideurs publics en France.

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